Se libérer de sa culpabilité

Se libérer de sa culpabilité

Dans ma famille la culpabilité est très présente. Lorsqu’un évènement ne se déroule pas correctement nous nous sentons coupable et pouvons même nous excuser.
Mon copain ne fonctionnant pas vraiment de cette manière, m’a permis de me rendre compte de certaines choses et ainsi d’évoluer à ce sujet. Aujourd’hui j’arrive à ne plus ressentir autant qu’avant ce sentiment de culpabilité. J’avais donc envie de vous parler de ce sujet-là, en me disant que cela pouvait certainement en intéresser certains.

Qu’est-ce que la culpabilité ?

La culpabilité au sens juridique c’est être coupable d’avoir commis une action en enfreignant les lois.
Mais la culpabilité qui m’intéresse pour cet article est celle utilisée au sens psychologique. Dans ce cas, c’est un état émotionnel que l’on ressent lorsque l’on est persuadé d’avoir mal agit. C’est un sentiment propre à chacun car il dépend de notre vision, de nos perceptions et de nos normes morales. C’est en quelques sorte toujours une transgression des lois sauf qu’ici elle peut être réelle ou imaginaire. Elle dépend de notre rapport à la loi et de notre vision du bien et du mal.

Qu’est-ce que nous apporte la culpabilité ?

La culpabilité nous permet d’avoir une conscience de soi, une connaissance de nos pensées et de nos actes qui permet de réguler nos actions. Elle nous permet aussi d’éprouver du remords et nous donne envie de réparer notre faute. Elle est une marque de notre empathie pour autrui.
La culpabilité est donc une bonne émotion. Cependant lorsque notre sentiment de culpabilité devient trop présent, que les remords sont trop forts et trop fréquents, elle devient négative.

La culpabilité en action

Il y a plusieurs culpabilités. Il y a celle que l’on éprouve par rapport aux autres et celle que l’on éprouve par rapport à soi.

Par exemple la culpabilité par rapport aux autres va se présenter après avoir mal parlé au facteur parce qu’il ne nous apporte pas notre courrier alors que ce n’est pas de sa faute si celui-ci n’est pas encore arrivé.
Ou bien on va se sentir coupable, parce qu’un évènement ne s’est pas déroulé comme prévu. Par exemple lorsque dans une discussion on va dire quelque chose et que par la suite d’autres personnes vont se disputer. On se remet en cause, on se dit qu’on n’aurait pas dû dire ça ou penser à une autre possibilité pour l’éviter.
Il y a encore quelques années je ressentais beaucoup de culpabilité par rapport à ce genre de situation, cela m’arrive encore mais c’est de moins en moins fréquent.

Aujourd’hui si je ressens de la culpabilité c’est surtout envers moi-même.
Parce que je n’ai pas été assez productive dans une journée. Ou bien je me dis que j’aurai dû agir de telle manière au lieu d’une autre.

Une autre vision de la culpabilité

Le psychiatre Jacques Lacan voyait la culpabilité d’une manière différente. Pour lui la seule chose pour laquelle nous puissions être coupables était de ne pas assumer nos désirs. Il ne parlait pas de tendances perverses sexuelles ou criminelles mais plutôt de la « force vitale » qui régit notre vie. Comme par exemple le désir d’écrire ou de partir en voyage sans réfléchir à tout ce que cela implique. Juste de se faire plaisir et de faire ce que l’on a vraiment envie.

Je trouve son point de vue intéressant. Je ne suis pas d’accord avec lui sur le fait que c’est la seule chose dont nous puissions être coupable. Par contre je le suis sur le fait nous devons assumer nos désirs. Nous ne devons plus avoir peur et ne plus culpabiliser de faire ce qui nous rend heureux.
Alors bien sûr tout cela dans certaines limites, comme par exemple ne pas blesser son entourage. Mais même si la culpabilité nous permet d’avoir de l’empathie, ce qui est bien, cela ne doit pas pour autant nous mettre au second plan.

 

Bien vivre avec sa culpabilité

Alors aujourd’hui pour diverses raisons,  j’arrive à ne presque plus culpabiliser pour un évènement extérieur. Notamment grâce aux 4 accords toltèques ainsi que mon copain, comme je vous le disais au début.

Nous sommes tous différents et nous devons communiquer

Pour ça je me dis simplement que personne n’est parfait, et on ne peut pas plaire à tout le monde.
Nous avons tous notre propre vision du monde et de ce qu’il se passe autour de nous. Et parfois nous aurons eu l’impression d’être blessant ou d’être en cause, alors que la personne en face n’est pas de cet avis. Si vous avez des doutes n’hésitez pas à vous exprimer pour clarifier la situation. Bien souvent vous verrez que cela n’était pas nécessaire de vous sentir coupable.

Nous ne sommes jamais les seuls à être en cause

Lorsqu’une action ne se déroule pas comme prévue j’essaie de me dire que je ne suis pas la seule concernée et donc qu’il n’y a pas de raison que cela soit uniquement de ma faute.
Je me dis également que cela ne sert à rien de regretter une action ou une parole déjà passée, on ne peut pas changer le passé. Par contre on peut faire en sorte de rendre le futur meilleur et ça grâce à notre expérience, grâce aux erreurs que nous avons déjà faites.

Je vais vous parler d’un exemple que je trouve intéressant car il rassemble bien tout ce dont j’ai parlé avant.
Donc imaginons qu’avec des amis nous décidons de partir en vacances au dernier moment. Je m’occupe de trouver une location mais il ne reste que des locations, soit trop chères, soit pas chères du tout mais qui ne correspondent pas à nos attentes.
Alors je vais culpabiliser parce que je me dis que je ne propose pas quelque chose de parfait à ceux qui partent en vacances avec moi.

Mais en fait je ne connais pas à l’avance leur réaction. Il est possible qu’ils soient satisfaits avec une des deux propositions, donc cela n’est pas nécessaire que je culpabilise. Après il est possible qu’en m’y prenant plus tôt je trouve des locations qui nous correspondaient plus. Mais suis-je responsable de ceci ? Nous avons tous pris la décision de partir au dernier moment, donc je ne devrais pas avoir à me sentir fautive.
Et enfin cela ne sert à rien de se dire qu’on aurait dû faire comme ça, c’est maintenant trop tard. Mais pour une prochaine fois nous savons qu’il vaut mieux s’y prendre à l’avance. Ou bien nous savons déjà à quoi nous attendre si nous le faisons au dernier moment.

Nous devons accepter certaines situations

Pour les journées où je ne suis pas productive, où je n’arrive pas à trouver la motivation, je l’accepte et j’arrête de me forcer. Je me repose ou je fais autre chose, par contre je sais que le lendemain je serai productive tout simplement parce que je ne me laisse pas le choix. Une journée sans motivation est suffisante, le lendemain sera différent et meilleur, pensez au positif.

Nous faisons de notre mieux

Et enfin je fais de mon mieux pour accomplir de bonnes actions qui me correspondent. Des actions qui me font plaisir et ne blessent pas les autres.
Je fais de mon mieux pour être la plus juste possible mais comme je l’ai déjà dit « je fais de mon mieux ». C’est ça le principal, même si parfois « ce mieux » n’est pas aussi juste qu’à d’autres moments.

Trouvez ce qui fonctionne pour vous

Comme je vous le disais au début, la culpabilité dépend de nos perceptions et nos normes morales. Elle est donc propre à chacun. De même que pour trouver vos moyens de déculpabiliser, ils vous appartiennent. Je vous ai donné ici ce qui fonctionne pour moi, mais cela sera peut-être différent pour vous. Testez-les, inspirez-vous-en et trouvez ce qui fonctionnera le mieux pour vous.

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