Ostéopathie – Mon histoire et ma vision

Ostéopathie – Mon histoire et ma vision

Mon histoire avec l’ostéopathie

J’ai écrit ce qui va suivre il y a environ un an, me disant que cela me servirait peut-être un jour. J’y ai apporté quelques modifications évidement toutefois le message de fond reste le même.
Je suis attirée par le bien-être depuis longtemps. Autant par celui des autres que par le mien. J’en ai donc fais mon métier en devenant ostéopathe. Malgré quelques questionnements et changements de route puis retour au chemin initial, travailler dans ce domaine m’a toujours semblé une évidence.
D’ailleurs je crois que depuis que je suis en 6ème, quand, en début d’année on nous demandait une petite présentation, j’écrivais que je voulais devenir ostéopathe.

J’ai changé d’idée au lycée, voulant devenir une psychiatre (chamane).
Au moment de choisir mon orientation post bac, j’ai eu une petite réflexion entre médecine ou ostéopathie. Je pense que la peur de l’échec du concours de médecine a fait pencher la balance vers l’ostéopathie, mais pas que. Ce qui me plaisait avec cette thérapie c’était la prise en charge globale du patient. En effet nous ne travaillons pas uniquement le corps de la personne. Les aspects psychologiques et psychiques sont aussi à prendre à compte dans le rééquilibrage global du patient.

Je vous ai déjà fait un article de présentation de l’ostéopathie avec une définition et ses principes.
Aujourd’hui je voudrai vous parler de mon ressenti par rapport au métier d’ostéopathe. Je vous donnerai ensuite ma définition, celle qui me semble la plus juste.

Ne pas avoir honte d’expliquer ce qu’est réellement son métier

Cela fait quelques années que j’exerce et même si j’adore mon métier je me suis aperçue que je n’assumais pas toujours. Ca c’était il y a un an. Aujourd’hui j’assume et je trouve ça bien de parler des ressentis par lesquels je suis passée. Si les gens me posaient des questions à ce sujet j’y répondais avec plaisir, quoi que toujours avec un peu d’appréhension mais ce n’est jamais moi qui abordais le sujet.

En fait j’avais peur de l’idée première que les gens ont de l’ostéopathie. Quand ils entendent parler d’ostéopathie, la première chose à laquelle ils pensent ce sont les os. (Ce qui est normal vu qu’on parle d’Ostéopathie. AT Still son fondateur et donc celui qui l’a nommé ainsi, avait d’ailleurs dit des années plus tard que le nom n’était pas exact car cela ne s’arrêtait pas seulement aux os.) Le Çait que cela craque et donc potentiellement fasse mal. Et pour certains le fait qu’ils ne savent pas si cela marche alors qu’ils n’ont jamais consulté.

Ce qui est bête de ma part, parce que je sais que les gens ont toujours quelque chose à dire, que ce soit bons ou mauvais. Ils continueront à penser la même chose, si personne ne leur explique ce qu’est l’ostéopathie. Ou bien si je ne leur donne pas ma vision. Et c’est vrai que bien souvent les gens pensent d’abord à l’aspect corporel. Ils n’ont pas conscience de l’importance de l’aspect psychologique/émotionnel. C’est donc à moi de les éclairer sur ce sujet.

Mon ressenti de l’ostéopathie

C’est un métier tellement beau que je fais en aimant les gens et les histoires.
Chaque patient a une histoire à raconter. Ce n’est pas seulement une histoire d’os, mais bien de corps dans sa globalité, car il ne cohabite pas seulement avec l’esprit à l’intérieur. Ils sont une seule et même entité.
C’est donc une histoire d’homme et ce qui est encore mieux c’est que chaque entité, chaque être humain à une histoire différente à raconter.
Mon rôle c’est de contacter leur corps, ainsi que leur esprit. Me permettant de comprendre la cause de leur mal être, qu’elle soit physique ou psychique.

Cela peut paraître étrange pour certains mais lorsque je suis en consultation il n’y a plus rien autour de moi et du patient. Je suis entièrement à son écoute, de ses paroles et de son corps.
Certains parlent sans arrêt jusqu’à la fin, ils ont besoin de parole. Cela les rassure et me permet à moi de mieux les comprendre. De plus les mots sont souvent libérateurs.
D’autre fois ces mêmes personnes ne diront pratiquement rien lors d’une autre séance. Cette fois-ci les mots n’étant pas la solution, ils laissent le silence de leur corps faire le travail.
Pour d’autres c’est l’inverse, ils n’ont jamais rien dit pendant les premières séances et un jour ils ont envie de raconter pleins de choses.
Quelques fois cela sera un dialogue et d’autre fois un monologue.

Une thérapie dans les deux sens

J’aime l’imprévisibilité de l’homme. Car malgré mes quelques années d’expérience, même si je commence à bien connaître certaines attitudes et réactions, je reste encore surprise. Et je pense que je le serai toujours.
J’aime aussi que par leur histoire, leur douleur cela me ramène à ma vie et mes problèmes que je dois moi aussi régler.
On dit souvent que nous avons les patients que nous méritons. Ils sont comme un miroir de notre état d’être ou de penser et ils sont là pour nous rappeler certaines choses que nous aurions voulu oublier. Car n’oublions pas que pour bien s’occuper des autres il faut aussi faire un travail sur soi. Nos chers patients sont parfois là pour nous le rappeler.

Ma vision de l’ostéopathie

Alors oui l’ostéopathie « c’est les os », mais c’est aussi le reste du corps. Dont les articulations, les muscles, le réseau sanguin et nerveux, le système digestif. Sans oublier le trop méconnu fascia, un tissu conjonctif qui parcourt notre corps et fait le lien avec l’ensemble (un article arrive bientôt sur le sujet).
C’est aussi ce que l’on a dans la tête, notre humeur, nos émotions. Elles ont un lien direct sur notre corps, nos organes.
Et l’ostéopathie c’est aussi ce que l’on mange, l’impact que cela va avoir sur notre corps. La nourriture que l’on ingère mais aussi la chimie, les traitements médicamenteux. Même s’ils sont parfois nécessaires à notre survie ou notre mieux-être ils peuvent laisser des traces dans notre corps.

L’ostéopathe ne fait pas seulement craquer, c’est comme les antibiotiques ce n’est pas obligatoire. Il y a d’autres techniques tout aussi efficaces. Chaque thérapeute doit adapter sa manière de pratiquer à sa sensibilité et à celle du patient.
L’ostéopathie c’est un art, une philosophie, comme le disait si bien Andrew Taylor Still.
Dans ses livres il ne décrivait d’ailleurs jamais une technique. Il jugeait qu’un ostéopathe connaissant bien l’anatomie était apte à faire sa propre technique.

L’ostéopathie c’est aussi permettre au corps du patient de récupérer sa capacité d’autorégulation en le remettant dans son axe.
Je m’aide du corps du patient et du patient lui-même, pour pouvoir le rééquilibrer afin que ce dernier fasse de nouveau son travail sans moi par la suite.

Ma définition de l’ostéopathie

Pour donner une définition je dirai que l’ostéopathie c’est un concept thérapeutique qui prend l’homme dans sa globalité. Son corps, son mental ainsi que son environnement.
Il y a une première approche manuelle afin de détecter les tensions et les blocages du corps. L’ostéopathe doit avoir une parfaite connaissance de l’anatomie et de la physiopathologie, lui permettant de savoir quelle structure est en dysfonction.
Il y a une autre approche psychologique. Sans prendre la place d’un psychologue, nous devons savoir écouter et parfois savoir poser les mots qu’il faut au bon moment. Ce n’est pas la partie la plus simple mais elle est très intéressante.

Aller voir plus loin

J’adore mon métier cependant je me suis vite rendu compte que l’ostéopathie à elle seule ne suffisait pas. J’aime bien dire que quand on sort de l’école d’ostéopathie nous sommes des bébés ostéopathes (tout de même très efficace). Mais je pense qu’il faut être curieux et ne pas hésiter à aller chercher plus loin.
Pour ma part j’ai besoin de toujours me former en ostéopathie pur et dans d’autres domaines. Cela me permet de me sentir plus utile dans le rétablissement du bien être des personnes.
Je suis donc allée du côté de la psychologie, mais aussi un peu du côté de la médecine chinoise, du chamanisme, du reiki. C’est tout un enseignement riche que je veux prendre le temps de bien intégrer. Et que je continuerai à faire pendant très longtemps.
Cela me permet aussi de confirmer l’idée que j’avais depuis longtemps qui est que toutes ces thérapies et médecines ont énormément de points en communs.

2 Replies to “Ostéopathie – Mon histoire et ma vision”

  1. Coucou, ton article est passionnant, vraiment ! Mon chéri voit un ostéopathe de temps en temps et j’avoue que c’est grâce à ça que je connais (très très légèrement) ce que c’est. J’ai aussi entendu une ou deux personnes lui conseiller que ce n’était pas bon à son âge, qu’il fallait attendre d’être plus vieux, ce que je pense être un peu idiot. Et encore plus maintenant que je te lis. En revanche, je vais creuser un peu pour savoir vraiment comment ça se passait en dehors du fait de tout remettre plus ou moins en place physiquement pour mon chéri. Parce que je me demande si toutes les personnes qui exercent ce beau métier sont aussi passionnées et attentionnées que toi ? Qu’en penses-tu ? En tout cas tu as l’air d’être géniale dans ta profession (en plus d’être une belle personne) et je suis certaine qu’on peut compter sur toi et te faire confiance à 100% si on a besoin de tes services, c’est très agréable. Tu peux être fière de toi <3

  2. Coucou, je te remercie pour ton adorable commentaire 🙂
    Ah oui en effet les personnes qui disent qu’il faut attendre d’être plus vieux pour aller consulter un ostéopathe ça me laisse sans voix et ça me conforte dans mon idée que c’est encore une profession bien mal connue. C’est en effet pour tout les ages et c’est encore mieux de commencer des nos premiers jours sur Terre.
    Je pense que comme dans tous les métiers certains sont plus passionnés que d’autre 😉 c’est pour ça que souvent le bouche à oreille marche très bien pour trouver un bon thérapeute et après il ne faut pas hésiter à en voir plusieurs. Un thérapeute ne correspondra pas à tout le monde.
    En tout cas si tu as des questions je serai ravie d’y répondre 🙂

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